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 BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018

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sccber
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Sam 14 Juil - 16:37

veloblan a écrit:
sccber a écrit:
veloblan a écrit:
Et notre sccber? toujours sur la côte, il a du louer un mobil home par là bas ou peut être qu'il a fait une rencontre !
Tu sais bien que je suis un rustique, j'ai dormi sur le sol desséché des Landes, et fort bien dormi... Very Happy
Hé hé je me faisais pas trop de souci pour toi, même HD tu finis toujours par arriver  cheers
Et bien content de ne pas être parti, sinusite qui n'en finit pas, je me suis réveillé dimanche avec une prostatite  affraid la journée fut longue!
Grâce à toi - et à Wikipédia - j'apprend plein de trucs médicaux pas marrants  Sad
Maintenant  Antibiothérapie j'imagine Smile 
Soignes-toi bien.
Moi j'ai surtout souffert du mal de dos - côté opposé à mon lumbago - peut-être ce dernier m'a contraint à me positionner bizarrement et donné cette douleur par réaction : en tous cas, douleur moins intense, même si elle était usante.
Ensuite, mal de selle : j'ai découvert une première fois  sur le parcours que le tendeur de ma selle Brooks était desserrée, malgré un contrôle avant le départ ; réparation faite grâce à l'obligeance d'un bénévole (et une clé plate de 17 d'un camping-cariste). Puis, à l'arrêt au matin après ma chute, desserrage de nouveau, total ! J'ai obtenu de l'aide d'un gars matinal - ancien cycliste et mécano à ses dires - et je lui ai laissé solutionner le problème, mal de dos oblige (il avait une tonne d'outils, et le bon était clé de 16) Very Happy Encore plus tard, en revérifiant j'ai remarqué qu'il avait remonté le tout n'importe comment : j'ai tout enlevé et réussi à trouver le bon montage, mais je n'ai resserré qu'avec les doigts... Conclusion, des centaines de kilomètres assis quasiment sur la tige de selle, c'est pas terrible, malgré les paquets de crème  affraid 
Et puis, parti avec des fourmillements surtout à la main droite (conséquence d'un 1 000 avec lombalgie), évidemment ça été dur, obligé parfois de m'arrêter tant l'enquilose de la main droite m'interdisait de changer de plateau ou de freiner affraid
Les genoux m'ont laissé à peu près tranquille - bien dosé en anti-inflammatoire aussi - et les jambes étaient nickel du début à la fin. J'ai quant même remarqué que délesté de mon sac à dos, de deux batteries spéciales de lampe, de deux énormes batteries externes pour GPS et téléphone, de ma provision de sucre et d'un bidon, la montée du Soulor était presque plus facile que les bosses qui ont suivi avec le chargement complet. 
Mais quand je pense à la somme de douleurs supportées, devoir renoncer à deux doigts de la fin, non sur fatigue excessive, mais sur insuffisance oculaire, c'est rageant et non solutionnable : déjà retard sur le Douze Cents du MC à rouler sans rien y voir, idem sur le dernier BRM 1 000 de Grenoble ( deux chutes en montée, en passant à droite dans le talus sableux et en touchant le trottoir interne d'un rond-point). Beaucoup, cessent de rouler la nuit pour cette raison, et donc à la LD,  vais-je devoir me convertir à Candy Crush Saga ?
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veloblan
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Sam 14 Juil - 18:27

Tant pis pour la longue distance, il reste tellement de trucs a faire et le jour en été dure longtemps, faut pas aller risquer sa vie même si elle s'annonce moins longue  lol! T'avais trouvé de supers mécanos sur ta route  Very Happy Very Happy
Oui anti bio 3 semaines  Shocked
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Sev
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Sam 14 Juil - 18:29

sccber a écrit:
Sev a écrit:
veloblan a écrit:
Et notre sccber? toujours sur la côte, il a du louer un mobil home par là bas ou peut être qu'il a fait une rencontre !
M'en parle pas. Les organisateurs se font un sang d'encre. Et lui comme d'hab ne donne aucune nouvelle. Un coup de fil avant de tomber en panne de batterie n'a jamais tuer personne. Je vais peut être me faire huer mais je dis ce que je pense. Les gars des raa ont peu dormi pendanr 3j pour nous offrir une belle épreuve. Ils ont été aux petits soins pour nous. Il y a certes des choses à améliorer mais ils le savent déjà. Alors un peu de respect pour tous les bénévoles. Quand on se sait hors délai ou en marge de l'organisation, on le fait savoir. Point !
Tu aurais mieux fait de te taire, plutôt que de parler sans savoir. J'ai arrêté en pleine nuit, à la suite d'une chute dans une zone sans signal, et attendu le jour pour repartir, par prudence. J'ai fais en sorte, en temps et en heure de contacter l'avant dernier pointage, car j'ai rejoins le contrôle 15 km plus loin. 
Je suis aussi responsable d'un club de ski, et je connais les problèmes quand une personne ne donne plus de ses nouvelles (et la montagne est plus dangereuse que la route). Alors, le respect, c'est d'abord parler quand on a toutes les informations vérifiées, et ne pas donner des leçons à l'emporte pièce. Excuse-moi, Severine, mais je suis furieux (ça va vite me passer), notamment sur le " comme d'hab ne donne aucune nouvelle " : tu pourrai argumenter SVP au lieu de diffamer ?
Loin de moi l'idée de débattre bien longtemps avec toi, je n'en ai absolument pas le courage. L'inquiétude des orgabisateurs à ton sujet était réelle vendredi matin et je n'invente rien !
Bref voilà, je pouvais ausdi fermer ma G..... mais ce n'est pas mon genre  lol!

Perso, je suis toujours sur mon nuage. Nuage certes un peu embrumé car dormi toute la journée... dur dur la pression qui relâche  Sleep
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cyclodelacote305
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Sam 14 Juil - 18:46

Bonjour.
Désolé pour toi sccber, en LD il y a encore les BF si tu en trouves.
Juste pour rire: la barre des 70 approche, plus sérieusement se taper un 1200 de cette envergure dans ces conditions même en arrivant hors délai, (quel délai d'abord.....), chapeau monsieur!!!!
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sccber
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Sam 14 Juil - 20:40

cyclodelacote305 a écrit:
Bonjour.
Désolé pour toi sccber, en LD il y a encore les BF si tu en trouves.
Juste pour rire: la barre des 70 approche, plus sérieusement se taper un 1200 de cette envergure dans ces conditions même en arrivant hors délai, (quel délai d'abord.....), chapeau monsieur!!!!
C'est quoi les BF ?
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cyclodelacote305
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Sam 14 Juil - 22:05

les brevets fédéraux (ffvélo), 100, 250, 500, 1000 et maintenant 2500km. Pour un 1000 il y a 109h et depuis cette année les arrêts obligatoires de nuit sont supprimés,il me semble. Le problème est qu'il a peu d'organisation, l'année dernière seul notre ami Popiette s'y est risqué en même temps que le brm et nous étions 5 au départ. Les brevets plus courts sont souvent confidentiels et les club en font peu de pub j'ai l'impression qu'ils ne veulent pas trop s'embêter et ainsi limitent le nombre de participants aux adhérents du dit club, en tout cas c'est comme ça par chez moi.
Bonne récup à toi.
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sccber
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 0:42

cyclodelacote305 a écrit:
les brevets fédéraux (ffvélo), 100, 250, 500, 1000 et maintenant 2500km. Pour un 1000 il y a 109h et depuis cette année les arrêts obligatoires de nuit sont supprimés,il me semble. Le problème est qu'il a peu d'organisation, l'année dernière seul notre ami Popiette s'y est risqué en même temps que le brm et nous étions 5 au départ. Les brevets plus courts sont souvent confidentiels et les club en font peu de pub j'ai l'impression qu'ils ne veulent pas trop s'embêter et ainsi limitent le nombre de participants aux adhérents du dit club, en tout cas c'est comme ça par chez moi.
Bonne récup à toi.
Merci. Je ne sais pas si cela existe vers chez moi, déjà qu'il n'y a qu'un club organisant quelques BRM (toujours les mêmes d'ailleurs). J'aime bien les BRM et BM, le côté ludique (brevet 5 et 10 000), les SR et autre Vélocio. Il me semblait effectivement que l'activité LD de la FFCT était en souffrance, malgré la création du gros brevet par Jean-Philippe... Je regarderai à tous hasard, mais les BRM me conviennent : car mes derniers échecs n'ont pas été dus à des limites horaires trop courtes.
Par exemple, sur le 1 000 de Limoges j'avais des heures d'avance sur la barriére horaire avant le déclenchement du lumbago. 
Mes handicaps sur ce 1 200 étaient d'avoir peut-être perdu trop de temps à attendre un pote aux contrôles, peut-être aussi un zeste de fatigue résiduelle du 1 000 précédent - mais pas vraiment perçu - un peu trop de douleurs résiduelles elles bien présentes (pas au point toutefois d'annuler ma participation), et enfin surtout en plus ma capacité limitée à rouler la nuit sur des routes noires et étroites, ce que je n'avais pas anticipé. 
Si le groupe que j'accompagnait avant ma chute a fini dans les temps, il en aurait été de même possible pour moi, d'autant plus que je ne pensais pas redormir, ayant déjà dormi deux fois trois heures, ce qui est habituel pour moi sur cette distance. 
Par contre, après cette chute, où j'ai un peu tapé la tête, j'avais de légères pertes d'équilibres (stress, somatisation plutôt il me semble que choc traumatique, le casque n'étant que légèrement cabossé, ou plus sûrement encore, mes minis assoupissements ensuite dans le froid en attendant le jour). 
J'ai bien récupéré, déjà en dormant une nuit à la belle étoile, puis quelques heures dans la voiture au retour. 
Pour finir sur ce 1 200, je pense que j'aurai pu finir dans les délais si je n'avais eu ce problème de vision nocturne et la chute qui en a suivie, car j'étais encore dans un état physique convenable (sauf surtout  problème de douleur lombaire). Le peu d'heures où j'ai attendu le jour pour reprendre la route ont par contre été inconfortables et contre-productifs, car pose dans le froid peu reposante, assis dans le gravier le dos à un mur, en me sachant hors délai après presque 1 100 km de travail, à portée du final. 
Et ça, il faut le vivre pour comprendre qu'on se retire dans sa bulle, si l'on veut pouvoir continuer, sans rien demander à personne.
Après, au contrôle d'Andernos j'ai mangé un sandwich (pris une douche, dormi une heure et un peu discuté avec les bénévoles). Ceux-ci s'inquiétaient un peu et je les ai rassuré en leur disant que je continuais le circuit en mode doux avec arrêt pour dormir si nécessaire, que j'avais l'habitude. 
Effectivement dans le désert landais j'ai dû choisir m'arrêter dormir (sans manger) plutôt que de rouler avec la certitude de ne trouver de nuit aucune ressource alimentaire, ni même liquide. Et dans ce désert tranquille évidemment pas de réseau téléphonique (maman, au secours, je suis tout seul). Very Happy 
Le plus surprenant est qu'ayant ainsi rien trouvé sur la route avant ni après pour me ravitailler ni refaire mes bidons j'ai tenu sans défaillance sans manger près de 24 h (dont une nuit à la belle étoile) avec deux bidons sucrés, trois pâtes de fruit et un stick énergétique - que je traîne par précaution depuis des lustres. 
J'ai enfin pu me ravitailler à Lesparre (300 grammes de riz marinier et un flan). Et oui, j'étais en randonnée personnelle, le club me savait sur la route, et je ne pensais qu'à trouver à boire et à manger (la survie banale du randonneur en autonomie), en attendant l'arrivée : il eu fallu téléphoner tous les combien de kilomètres pour dire " jusqu'à là ça va " ?lol!
Pour contredire une personne malveillante qui lance des piques puis déclare avoir autre chose à faire que de me répondre je tiens à préciser que sur le récent 1 000 de Limoges j'ai envoyé deux mails au responsable, un premier pour l'avertir de mon arrêt (une nuit encore à la belle étoile), puis un autre pour confirmer mon arrivée hors délai. À St Medard ce fut plus simple puisque le staff était encore en plein travail et m'a accueilli comme à l'accoutumée, avec le sourire, chaleureusement, et offert un plateau repas très confortable.
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Paddy
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 11:22

Bonjour à tous,
Eh bien il y en a à lire!
Un grand champion disait "ce sont les coureurs qui font la course", manière de dire que la distance et le dénivelé ne sont que des
éléments parmi d'autres. En LD les conditions climatiques mais aussi l'organisation inter-participants vont modifier la donne.
Rouler seul Ah quel bonheur mais un tandem c'est bien quand on est non voyant! Et que dire d'un groupe quand on est un peu faible.
Sans compter la facilité qu'il y a à suivre celui qui connait la route, ou qui ne se trompe jamais.
Les délais sont ce qu'ils sont et les allonger ou les réduire ne changera rien au problème,
il y a une limite, ou qu'elle soit il y en aura toujours des hors délais.
A ce propos qu'elle est la signification de "finisher"? dans les délais ou hors délais pas de distinction ?

Le suivi des participants.
Comment faites-vous dans la vie de tous les jours ? A part définir des règles il n'y a pas de solution.
Avant d'aller rouler vous prévenez de votre heure d'arrivée et en cas de retard que faites vous?
Si l'organisateur n'assure pas lui même les contrôles, il faut qu'il définissent ses règles.
J'entends déjà crier ... attendez un peu SVP.
Lors de certains trails il y a un kit de sécurité imposé, pour un BRM de nuit il faut avoir un éclairage.
De même pourquoi l'organisateur ne peut-il ou ne veut-il pas exiger un moyen de communication pour chaque participant ?
Et une confirmation photo par SMS à chaque contrôle ou en cas d'arrêt prolongé ...
Évidemment vu comme ça le contrôle traditionnel par tampon humide n'a plus de réelle utilité.
L'étape suivant étant le suivi par balise GPS.
Ou alors personne ne s’inquiète ni de qui ni de quoi et picetout.

Bonne route à tous
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Simon33
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 12:34

Bonjour à toutes et tous

Lorsque nous avions sondés les souhaits des participants à l'issue de le première édition, de pouvoir "suivre"  les participants était une demande forte.
Depuis plus de 2 années j'ai développé mes fichiers de suivi, les ai testé sur nos brevets...

Même si l'on considère que les participants sont en "excursion personnelle", nous nous sommes engagés à nous assurer de ne laisser personne derrière...
Exemple du pointage à Asson après la descente du Soulor.

Le suivi a également un fort intérêt pour les bénévoles des points de convivialité. 
A chaque heure de fermeture théorique, nous avons faisions un point avec le responsable sur les N° de dossards manquants et sur leurs retards estimés...
A chaque fois j'ai senti des bénévoles près à rester encore quelques heures pour attendre...
Il y avait ceux dont avait des infos et les autres disparus des radars depuis plusieurs points de contrôles successifs.( A l'heure qu'il est nous sommes toujours sans nouvelle d'un Autrichien vu la dernière fois à Soumoulou ...)
Il est probable que notre "anxiété" ait été alimentée par les 2 appels de gendarmerie (très corrects et constructifs)

Pour ce qui est du statut de "finisher", il est attribué à tous ceux qui ont bouclé le parcours de la Ronde indépendamment d'une notion de délai.
Les homologations seront réalisés sur la base des temps relevés sur les seuls carnets de route. 
Il y a en fait très peu de "hors délai" parmi les finishers. Ces quelques rares cas seront analysés notamment pour mesurer l'impact des faits de course (exemple neutralisation de la route lors du premier accident, ...)
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jeje87
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 12:43

merci simon pour cette superbe randonnée. je ne manquerais pas de vous le marquer sur votre site, et surtout un grand bravo à tous les bénévoles qui m'ont soutenu et surtout permis de repartir grâce a leur dévouement, je pense particulièrement au c2, montpazier, le houga.
ainsi qu'ANDRE dossard 6 qui m' a prêté généreusement sa deuxième lumière. je vais lui renvoyer par l’intermédiaire de JF.
un grand bravo a tous Top Top Top Top Top
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chab36
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 13:38

Bonjour SCCBER,

Je te félicite d'avoir bouclé ce 1200 dans l'adversité néanmoins je me mets également dans la peau des organisateurs qui étaient réellement inquiets à propos de ta situation. Quand je suis parti de la salle à 21h30 le jeudi, mais également le lendemain matin, ils se faisaient un sang d'encre. En effet la dernière trace de toi remontait à ton pointage à Andernos le jeudi matin à 8h35. Je suis reparti du camping d'Arès (4km après Andernos) à 11h40 et j'ai passé de nombreux appels téléphoniques sur cette dernière étape (d'environ 150km) sans gêne particulière à l'exception de la piste cyclable dans les pins après Lacanau Océan. De plus, je ne pensais pas que cette étape te poserait de soucis de vison en partant le matin d'Andernos...

Ton corps et tes sens (vision et équilibre) ont  sans doute payé le manque de sommeil sur les 1000 premiers kilomètres. 4 nuits blanches (ou presque) ont certainement une influence nuisible et non négligeable sur la régénération (au moins partielle) de l'organisme humain. Pour éviter ce type de dérive, j'ai fait le choix de partir le lundi matin et de dormir à de nombreuses reprises (parfois des arrêts de 5h deux contrôles de suite ; par exemple Asson et Sauveterre de Béarn), ce qui m'a permis d'arriver en bon état de forme et sans réel manque de sommeil. Nous ne sommes pas des sur-hommes, prenons soin de nous.

Ayons du plaisir à rouler... mais en toute sécurité !  Smile
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sccber
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 14:01

Paddy a écrit:
Bonjour à tous,
Eh bien il y en a à lire!
Un grand champion disait "ce sont les coureurs qui font la course", manière de dire que la distance et le dénivelé ne sont que des
éléments parmi d'autres. En LD les conditions climatiques mais aussi l'organisation inter-participants vont modifier la donne.
Rouler seul Ah quel bonheur mais un tandem c'est bien quand on est non voyant! Et que dire d'un groupe quand on est un peu faible.
Sans compter la facilité qu'il y a à suivre celui qui connait la route, ou qui ne se trompe jamais.
Les délais sont ce qu'ils sont et les allonger ou les réduire ne changera rien au problème,
il y a une limite, ou qu'elle soit il y en aura toujours des hors délais.
A ce propos qu'elle est la signification de "finisher"? dans les délais ou hors délais pas de distinction ?

Le suivi des participants.
Comment faites-vous dans la vie de tous les jours ? A part définir des règles il n'y a pas de solution.
Avant d'aller rouler vous prévenez de votre heure d'arrivée et en cas de retard que faites vous?
Si l'organisateur n'assure pas lui même les contrôles, il faut qu'il définissent ses règles.
J'entends déjà crier ... attendez un peu SVP.
Lors de certains trails il y a un kit de sécurité imposé, pour un BRM de nuit il faut avoir un éclairage.
De même pourquoi l'organisateur ne peut-il ou ne veut-il pas exiger un moyen de communication pour chaque participant ?
Et une confirmation photo par SMS à chaque contrôle ou en cas d'arrêt prolongé ...
Évidemment vu comme ça le contrôle traditionnel par tampon humide n'a plus de réelle utilité.
L'étape suivant étant le suivi par balise GPS.
Ou alors personne ne s’inquiète ni de qui ni de quoi et picetout.

Bonne route à tous
Excellent !
Personnellement, dans la vie, ayant très jeune souffert d'une mère de nature anxieuse, j'avais très vite découvert qu'il fallait " faire " sans rien dire, voire en cachette. Plus tard cela été : " je ne téléphone que s'il y a un problème, sinon cela veut dire que tout va bien " (c'était plus facile à l'époque il n'y avait pas le portable). J'ai bien évidemment continué, à mes risques et périls comme on dit Very Happy (VTT en solitaire dans des coins déserts, parfois même ski ou surf hors piste, etc. ).
Sur ce brevet un seul copain m'a demandé comment me " suivre " et je ne sais pas s'il l'a fait (l'informatique c'est pas son truc). Les autres, je préviens que pendant quelques jours mon téléphone sera en mode avion, donc que je je serai pas joignable (point barre).
La famille qui me reste : nulle personne n'a été informée de ma participation au 1 200 (il en va de même pour tout, les infos viennent - ou pas - à postériori, et je reçois en général des félicitations excéssives imméritées cheers ). Les réseaux sociaux : je poste assez souvent sur Facebook, et je suis suivi par la jeune génération familiale.
Voilà : cela s'appelle la liberté d'un adulte de 70 ans. Mais cela n'a rien à voir avec le respect et la reconnaissance que nous devons aux organisations soucieuses du confort et de la sécurité des participants, parmi lesquelles je classerai dans les premières places les RAA (ainsi par exemple que le CCK de Poucet et Bridou). D'autres organisateurs sont aussi remarquables, je ne vais pas toutes les citer. 
Enfin, j'en connais qui fixent des limites plus strictes à leurs prestations, par exemple par la fermeture rapide de l'arrivée et ne se préoccupant pas des cyclistes non arrivés dans les délais : cela, je l'accepte volontiers, le règlement des BRM (j'imagine qu'il est identique sur les BM) précise bien que tout participant doit se prendre en charge, rapatriement compris.

Pour revenir au contrôle total, la puce est la solution technique idéale, mais voilà, cela à un coût et demande aussi un travail supplémentaire au(x) bénévole(s) : j'ai peur qu'un jour une autorité quelconque l'impose, et alors ce sera la fin des petites structures ! Le contrôle total ou le rêve sécuritaire, en outre, est une idéologie liberticide (je pense par exemple au ski en montagne, ou au trail, etc. ) : il m'est même arrivé en tant qu'organisateur dans le cadre de mon club de ski de m'être fait reprocher d'avoir maintenu une sortie de ski dans les Alpes alors que la météo était plutôt défavorable affraid : mais c'est ainsi, le ski est une activité hivernale de plein air, si on craint le froid, le vent et la neige on choisi de restreindre ses sorties à quelques journées miraculeuses ou on fait du sport en salle. Pour le cyclisme sur route c'est pareil, on accepte la météo et le risque routier (tout en cherchant bien naturellement à minimiser les risques d'accident).
Bref, je suis de ceux qui acceptent les règles dès lors que je participe : si une organisation demande de façon explicite une information plus précise du participant je serai si je prend le départ bien évidemment prêt à le faire : toutefois, quand il s'agit du portable on se retrouve parfois à augmenter les inquiétudes si le parcours comporte des zones blanches ; pour l'anecdote, l'année passée c'est moi qui cherchait à joindre l'organisation de la TriRhéna lors de mon passage en Allemagne où mon téléphone refusait obstinément de m'offrir un réseau - contrairement à ce que m'avait affirmé mon opérateur - et je dû recourir à la gentillesse d'un commerçant pour avoir une ligne (pas facile quand on ne parle pas la langue.
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sccber
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 15:30

chab36 a écrit:
Bonjour SCCBER,

Je te félicite d'avoir bouclé ce 1200 dans l'adversité néanmoins je me mets également dans la peau des organisateurs qui étaient réellement inquiets à propos de ta situation. Quand je suis parti de la salle à 21h30 le jeudi, mais également le lendemain matin, ils se faisaient un sang d'encre. En effet la dernière trace de toi remontait à ton pointage à Andernos le jeudi matin à 8h35. Je suis reparti du camping d'Arès (4km après Andernos) à 11h40 et j'ai passé de nombreux appels téléphoniques sur cette dernière étape (d'environ 150km) sans gêne particulière à l'exception de la piste cyclable dans les pins après Lacanau Océan. De plus, je ne pensais pas que cette étape te poserait de soucis de vison en partant le matin d'Andernos...

Ton corps et tes sens (vision et équilibre) ont  sans doute payé le manque de sommeil sur les 1000 premiers kilomètres. 4 nuits blanches (ou presque) ont certainement une influence nuisible et non négligeable sur la régénération (au moins partielle) de l'organisme humain. Pour éviter ce type de dérive, j'ai fait le choix de partir le lundi matin et de dormir à de nombreuses reprises (parfois des arrêts de 5h deux contrôles de suite ; par exemple Asson et Sauveterre de Béarn), ce qui m'a permis d'arriver en bon état de forme et sans réel manque de sommeil. Nous ne sommes pas des sur-hommes, prenons soin de nous.

Ayons du plaisir à rouler... mais en toute sécurité !  Smile
Ok.
J'ai bien évidemment passé la première nuit sans dormir (facile en partant à 20 h), dormi trois heures les deux nuits suivantes : pour moi, qui depuis 2010 a fait de nombreux 600 (BRM et Super Randonnées) sans dormir (et sans en ressentir le besoin qui plus est) ou deux PBP en deux étapes de 600 avec une nuit de six ou sept heures à Brest, j'étais dans mes normes (je fais partie des privilégiés qui se passent facilement de sommeil sur les épreuves - et qui dort tout mon soûl le reste du temps). 
Donc, ayant prévenu à Andernos que je rentrais tranquillement et que je dormirai si nécessaire, je ne pensais pas déclencher une quelconque inquiétude. Il est vrai, je ne le réalise que maintenant que le bénévole qui m'avait accueilli au contrôle était particulièrement " paternaliste " sans doute n'était-il pas habitué véritablement à la résistance d'un viel habitué de la longue distance ! 
Enfin quoi, comment pouvai-je imaginer qu'une balade tranquille de 160 km en terrain plat, qui plus est souvent à l'abri de la circulation routière pouvait présenter le moindre risque et nécessiter un appel téléphonique. 
De toute façon, quand j'ai vu que même à Lacanau océan je ne pouvait me ravitailler en liquide ou en nourriture, je n'étais plus certain de trouver le contrôle de Lesparre ouvert : j'avais le choix de rouler à bloc pour y arriver, et risquer la panne totale la nuit venue, soit m'arrêter en terrain propice, les17 km sans voiture dans la forêt landaise de la " route forestière des phares " : j'ai choisi l'option raisonnable et agréable qui plus est : je me suis arrêté alors qu'il faisait encore jour, certes je n'avais plus rien à manger et plus que 0,5 l d'eau sucrée, mon sandwich remontait à la matinée, mais arriver de nuit à Lespare sans pouvoir me ravitailler aurait été autrement dur. 
J'ai sorti mon téléphone, pour prévenir, naturellement il n'y avait pas de réseau. Réveil à 7 h, refaire les sacs, me crémer, etc. Il est 8 h ou plus et je suis au milieu de la zone blanche. Je roule, je n'ai plus d'eau depuis des heures, rien à manger, priorité téléphoner ? Drôle d'idée qui ne peut venir à celui qui connaît la LD en autonomie : il faut atteindre Lespare, boire, puis remplir les bidons, puis trouver un magasin pour manger : ce sera une boucherie introuvable sans l'aide des autochtones...
Une petite place, un retraité qui me fait une petite place sur son banc à l'ombre... Je mange, et on discute. Je finirai par aller boire mon premier café.
Maintenant il ne me reste que 60 km que j'ai déjà parcouru en 2014, la route des châteaux, tout un programme pour moi ancien amateur de grands crus...
J'avoue que je n'ai pas un instant pensé que le Staf pouvait avoir la moindre inquiétude à mon endroit. Je pensais d'ailleurs qu'il n'y aurai plus personne à l'arrivée. Effectivement j'ai vaguement regardé par la porte vitrée fermée, locaux apparemment désertés.
Tout à mon bonheur d'en avoir fini, j'ai ouvert toutes les portes de ma voiture surchauffée, rentré vélo et affaire et sorti ce que j'avais laissé en cycliste prévoyant : du jus de fruit, de l'eau - bidon de 5 l - des biscuits, des pains au chocolat, de la salade au thon en conserve, une potée en conserve, etc 
Et j'ai bu et mangé la salade... J'étais là depuis une bonne heure et allais certainement continuer à manger, avant de songer à envoyer mon message à l'organisation, quand un membre de l'organisation m'a aperçu et inviter à rejoindre l'équipe et à profiter d'un plateau repas.
Voilà. J'ajouterai que je téléphone très rarement, peut-être parce que cela n'a pas fait parti de ma culture pendant une bonne partie de ma vie (j'ai dû me faire installer ma première ligne fixe vers 1980). Very Happy Mon portable, sur le vélo (ou au ski), c'est pour les appels d'urgences éventuels (donc je ne m'en sert jamais).
Faut-il juger les autres sur ses propres comportements ? Je me fait violence quand je roule avec un ami et qu'il téléphone toutes les quelques heures pour signaler qu'il est toujours en train de rouler et que tout va bien (qu'elle surprise) ou pire comme un autre qui regarde celui-ci chaque fois que l'appareil fait du bruit (hihi).
Qu'ai-je voulu dire ? Que la première préoccupation du randonneur longue distance en autonomie, c'est de faire face à ses problèmes : ma selle qui s'est déserrée et m'a occasionné des brûlures, mon dos qui me fait mal et m'impose des arrêts de 30 secondes à intervalle régulier, les doigts ankylosés qu'il faut remuer, manger, boire, suivre la route... On ne peut pas lui imposer en plus de prendre à son compte la psychologie du responsable.
Que pouvait-il m'arriver ? Je crois encore me souvenir avoir en outre signé un papier déclarant sur l'honneur être dans un état physique compatible avec l'activité physique sur 1 200 km Very Happy Ça me fait rire, quand je pense à l'état dans lequel on voit des centaines de cyclistes finissant le PBP : à côté d'eux j'avais plutôt l'air d'un gars venant de chercher le pain à vélo (hihi). Je rappelle que je suis aussi responsable d'un club de ski, qu'on emmène des gens en haute montagne, que certains retardataires le soir pourraient avoir été victimes d'une avalanche ou d'une chute depuis une falaise...  c'est jamais arrivé en plus de trente ans, et j'ai appris la sérénité Very Happy
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sccber
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 17:33

J'avais promis un compte-rendu de mon 1 200, mais compte-tenu que j'ai déjà - trop - écrit, et notamment façon l'arbre qui cache la forêt sur mes 160 derniers kilomètres, comme si quatre jours de vélo pouvaient se résumer à " oulala, pas beau, il a pas téléphoné".
De toute façon, il est toujours difficile de raconter un brevet fini hors délai.
Le départ, dimanche 20 h, je vais rouler avec Laurent une partie du trajet, jusqu'à Sauveterre (km 726), je crois... Je trouve que les groupes partent beaucoup trop vite, mais ça... On roulera plus ou moins en compagnie d'autres cyclistes (hormis les premières dizaines de km de 3 à 5 ou 6), groupes informels qui se défont à chaque pointage. Personnellement je trouve qu'on passe trop de temps lors de ceux-ci. Seul, j'aurai abrégé, d'ailleurs je suis parti avec de la nourriture suffisante pour 400 km.
Je dormirai deux fois trois heures (2ème et 3ème nuit).
Rien de trop notable, sinon la chaleur ou le vent, et malheureusement l'accident du cycliste espagnol (quand nous arrivons l'ambulance est là et un hélicoptère est en train de se poser).
Le Soulor, comme il y a quatre ans le premier kilomètre à 9 % impressionne, mais c'est plus facile ensuite : enfin, je gère en m'arrêtant trois fois. Et la dépose au contrôle précédant cet aller-retour de mes énormes batteries pour GPS et téléphone, batteries pour lampe, batteries pour frontale, avec un seul bidon, et sac à dos, aide beaucoup.
Les bosses du secteur suivant seront presque plus dures à passer.
Je retrouve aussi le plaisir de retrouver vers Hendaye l'océan, malgré chaleur et bosses : je roule seul et je gère à ma convenance.
Je ne raconte pas le reste, d'ailleurs ayant oublié de photographier mon carnet de route remis à l'arrivée, j'ai un peu de mal à retrouver des souvenirs.
On va dire que globalement j'ai retrouvé peu de souvenirs de routes de la première édition (qu'elles aient été changées ou pas), que j'ai trouvé cette édition plus dure (météo ou forme physique différente ?), en tous cas je n'ai heureusement pas retrouvé l'agressivité délirante de certains automobilistes subie en 2014 après Hendaye.
Mes GPS : mon Garmin 820 en mode éco a encore fait des bugs, aussi sur les tronçons 2 et 3 de la trace j'ai allumé mon vieux Garmin Oregon, sans soucis. Malheureusement, pour une raison inconnue la trace 4 n'a pas été enregistrée (pourtant à l'ouverture elle apparaît bien dans sa globalité, mais n'apparaît pas en mode suivi). Je suis donc revenu sur le 820, en prenant le risque de le mettre hors mode éco (trace apparente en permanence) et là, comme annoncée sur le Forum et déjà vérifié le Garmin a bien fonctionné : à l'arrivée il me restait 5 % de charge sur ma prrmière batterie Adata 20 000 mA/h et 59 % sur l'autre (entre parenthèse, ce sont des produits remarquables dont je conseille l'achat, seul défaut un poids conséquent, mais on est tranquille).
Pour finir, mon compteur donne 1 245 km (j'ai fait du rab ici ou là) pour 9 675 m de dénivelé, à la moyenne roulée de 20,11 km/h. Temps roulé 61 h 52 mn, preuve supplémentaire que ce n'est pas la vitesse qui fait finir hors délai, mais des temps d'arrêt trop importants (avec 17 contrôles dont 14 obligatoires où l'on fournit boisson et nourriture on se fait vite pièger si l'on y reste 3/4 d'heure à une heure - sommeil non compris - à chaque fois).
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veloblan
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 19:05

Bravo, tu l'as fait  cheers cheers
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 19:44

veloblan a écrit:
Bravo, tu l'as fait  cheers cheers
Ouais...  silent
Very Happy
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bison couché
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 20:01

Bravo Alain, comme déjà dis sur Strava: bonne et courageuse décision de t'arrêter et de rouler tranquillement le lendemain.

Et pour les problèmes de vision nocturne: à toi de savoir si ce problème s'annonçait déjà lors de précédentes sorties nocturnes mais enfin, les conditions étaient quand-même particulières et il me semble important de réessayer (ceci dit, je ne doute pas que c'est bien ton intention ;-)
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sccber
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 20:37

bison couché a écrit:
Bravo Alain, comme déjà dis sur Strava: bonne et courageuse décision de t'arrêter et de rouler tranquillement le lendemain.

Et pour les problèmes de vision nocturne: à toi de savoir si ce problème s'annonçait déjà lors de précédentes sorties nocturnes mais enfin, les conditions étaient quand-même particulières et il me semble important de réessayer (ceci dit, je ne doute pas que c'est bien ton intention ;-)
Merci.
Oui, j'ai connu des épisodes où cela m'a beaucoup gêné, mais c'est surtout le type de route qui pose problème : je roule très souvent de nuit en dehors des brevets et sur 95 % des routes je n'ai pas de problème particulier.
La piste cyclable en question, quand on est parti dedans le gars devant moi à dit : là ça craint... Il y a même eu de la descente... L'ennui, c'est que les gens qui créent des pistes cyclables ou des voies vertes à la campagne n'imaginent même pas que des cyclistes vont les emprunter de nuit, et aucune ne possède de ligne fluo, ce qui est pourtant plus utile à vélo qu'en voiture.
Quand elle est large et droite, bon ça va, même si ce type de chemin est très chiant et usant psychologiquement (type la voie verte pour rentrer à Grenoble par le sud). 
En plus sur le 1 200 RAA à ce moment j'avais du mal à réenclencher la pédale droite, et il fallait le faire sans arrêt tout en évidant la bordure haute et courbe du trottoir central (censé bloquer les voitures ?)...
J'aurai préféré une bonne grosse route nationale (il n'y avait de toute façon aucune circulation) pour envoyer jusqu'à Lesparre. Après, c'était cadeau.
Enfin, on fait avec ce que la nature nous donne.
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Dim 15 Juil - 20:55

Citation :
Enfin, on fait avec ce que la nature nous donne.

Je crois que selon les conditions ça peut-être pénible pour tout et chacun.

Les 40 derniers kms de ma SRHP d'il y a 2 mois se sont déroulés de nuit sur des minuscules petites routes (souvent en mauvais état sans lignes de guidage) entre La-Bastide-des-Jourdans et Manosque (c'était la nouvelle version de la SRHP). En l'absence de lumière lunaire cela a été très très usant: vitesse moyenne de 15 km/h malgré l'absence de difficultés liés au d+ et la présence d'un phare supenova e3 triple 2 sur mon vélo et un hope r4 sur mon casque ...
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kmkaplan
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Lun 16 Juil - 23:31

BRM 1200 Ronde Aliénor d'Aquitaine
du 8 au 12 juillet 2018

lien vers la version complête et maintenue à jours

Cette année 2018, les Randonneurs Autonomes Aquitains (les RAA) organisaient, pour la seconde fois, la Ronde Aliénor d'Aquitaine (la RAA). La première édition était en 2014. À ce moment là je débutais encore dans la longue distance à vélo avec pour objectif le Paris-Brest-Paris de 2015. Et j'échouais justement à boucler mon premier BRM 400, celui des RAA. Il n'était donc pas encore question de rouler la RAA. Mais je l'avais bien notée et cette année j'y participe.

Dimanche 8 juillet 2018

Alors ce dimanche nous sommes quatre vélos couchés alignés au départ : Gervais avec son Zockra, plaque 041, Rémi qui roule en Troytec, plaque 083 et Michel qui roule en vélomobile plaque 117. Mon Bacchetta porte la plaque 107. J'ai aussi croisé Yvon sur son Metabike, plaque 127, qui partira le lendemain matin. Et la liste des inscrits en montre deux autre que je ne connais pas qui partent le lundi. Soit au total sept vélos couchés. Seuls trois boucleront cette RAA.

C'est Anne-Mathilde et Pierre qui m'ont amené au départ. Après le retrait des dossiers nous sommes aller dîner à la cantine du coin, le seul restaurant ouvert. Pas très bon mais au moins il était climatisé. On y a vu passer Camille Deligny record de France d'ironman, et ses amis qui avaient eus la même idée que nous. Quand l'heure approche on retourne  au point de départ. Il y a maintenant du monde.

Premier jour (nuit du dimanche puis lundi)

Au départ la record de France d'ironman ne peut échapper aux projecteurs, le monsieur loyal la fait partir devant dans le premier groupe, à 20h00.

Comme c'est un peu la cohue au départ, les trois couchés attendent tranquillement pour partir dans le dernier groupe, 20h20. Rythme tranquille, à la queue leu-leu sur la piste cyclable. Puis la route, où le rythme commence à s'emballer. La fraîcheur du soir puis de la nuit me conduit à quelques excès et je prend la roue de quelques groupes un peu trop rapides. À cette occasion je roule un peu avec Myrna, cycliste Vénézuélienne qui habite dans le Nord. Elle est descendue presque complètement de là bas à vélo. Pour économiser ses piles elles profite de l'éclairage et du GPS des autres… Technique un peu particulière. Reste qu'elle sera très forte sur cette randonnée, bravo Myrna !

Quand le soleil se lève je profite de jolis paysages, c'est la Dordogne puis la Corrèze. Un chevreuil passe mais je ne suis pas suffisamment rapide pour dégainer l'appareil photo. Première montée raide pour arriver au contrôle de Chartrier-Ferrière. Là je prend un petit déjeuner « Anglais. » À la réflexion j'aurais dû prendre un déjeuner complet. La journée va être longue.

La route commence à être sérieusement vallonnée, le soleil tape. Même s'il est encore tôt au contrôle libre des Eyzies le restaurant veut finalement bien servir un plat de pâtes à l'arrabiata malgré l'heure matinale. C'est parfait. D'autres participants m'imitent. Un randonneur états-unien s'attable aussi et m'annonce la triste nouvelle : un grave accident qui vient de survenir, un des participants aurait manqué de prudence à un stop. Je lui souhaite de se remettre au mieux du choc. De mon côté je vais redoubler de prudence, je sais que la fatigue entame la lucidité.

La Dordogne est très belle, mais le relief exigeant. Avec cette chaleur je compte rouler un maximum de nuit en faisant des grosses siestes aux heures chaudes. Ça tombe bien, un peu après 13 heures j'arrive au contrôle de Monpazier. Manque de chance c'est en plein milieu de la place touristique de la ville et il n'y a pas de solution de couchage ici.

Du coups je me retrouve à rouler en plein cagnard sur les routes du Lot-et-Garonne. Et ça monte, et ça descend. Ça monte surtout ! Ici je commence à reconnaitre les paysages, on est sur les terres de mes beaux parents. À Villeneuve-sur-Lot je photographie une tour que ma belle ne manquera pas de reconnaitre avant d'enquiller la côte de Pujols.

En arrivant à Nérac, je suis cuit. J'ai plus de jambes, je suis vidé, je songe à abandonner. Mais faisons les choses dans l'ordre, il est 20h, c'est l'heure de manger. Et ça permet de se remettre les idées en place. Finalement je suis à plat mais j'ai aussi six heures d'avance sur la limite. Mon état est somme toute assez normal vu que je viens de faire une nuit blanche complête, 430 kilomètres et qu'en plus je suis parti trop vite. Je me décide donc pour quatre heures de sommeil dans le gymnase. Là j'y voit le vélo de Rémi. Ça me conforte dans l'idée que je suis pas si à la masse que ça.

Mardi, deuxième jour

Je me fait donc réveiller à 1h du matin., encore fatigué et les jambes molles. Je repars, le prochain contrôle est dans 70 kilomètres, je devrais y arriver et on verra là bas. C'est donc de nuit que je fais cette portion. Et j'y vais lentement pour m'économiser. Surtout qu'il y a quelques kilomètres de route fraichement gravillonnée, l'horreur.

J'arrive ainsi lentement avant le levé du soleil au Houga. Toujours très fatigué, après avoir mangé un plat de pâtes je sombre dans une somnolence, avachi sur la table. Quand je réouvre les yeux le jours est levé. Il y a du brouillard dehors. C'est un peu déprimant. J'arrive à me motiver et je repars.

Au début le brouillard est vraiment épais et bloque sérieusement la vue et je roules bien une heure avant de commencer à voir le paysage. On est maintenant dans les Pyrénées-Atlantiques. Le paysage est sans doute beau, mais je commence à cogiter. Imaginer comment va se passer l’ascension du Col. Je profite du menu complet proposé par le contrôle de Soumoulou. Il y a même une garbure… Un délice. Ça redonne la foi. Il y a même quelqu'un avec une pompe qui vérifie les pneus et les regonfle pour éviter les déconvenues dans la descente. Enfin bref, une équipe bien sympathique, alliée au beau temps pas encore trop chaud, ça me remet en selle.

Maintenant les paysages sont plus verdoyant et on voit des montagnes droit devant. Je ne connais presque pas les Pyrénées et je profite de la découverte. Arrivé à Asson je roule en essayant de repérer le contrôle pour y déposer mes bagages afin de m'alléger pour l'ascension du col du Soulor. Quand je sors de la ville sans l'avoir vu j'ai une hésitation. Finalement je continue avec mon barda. En route je croise pleins d'autres participants qui redescendent. J'en profite pour prendre des photos… Quand je ne me laisse pas surprendre par la vitesse à laquelle ils déboulent.

Ça commence doucement en suivant la vallée de l'Ouzom. C'est à Ferrières que la route se met à monter sérieusement. Un panneau indique d'ailleurs aux cyclistes dans quoi ils s'engagent.

Et le début est effectivement très raide. Heureusement que j'ai changé ma cassette pour y mettre un pignon de 36. Il me servira presque tout au long de la montée. Comme le temps est nuageux je ne souffre pas autant de la chaleur que je le craignais au départ. C'est donc lentement, mais surement que je gravi les 12 kilomètres, sous le regard blasé de quelques vaches.

Quand j'arrive au col j'ai encore du mal à croire que ça s'est passé aussi bien. Photo de rigueur. Puis une glace au bar du coin pour fêter ça. Sans oublier le coups de tampon de rigueur ;-)

À l'origine la route devait continuer après le col du Soulor par le col d'Aubisque avant de redescendre par Eaux-Bonnes. Malheureusement les orages du mois précédent ont causés des effondrements de la route.  C'est triste : c'était probablement la partie la plus majestueuse du parcours. Les réparations devraient être finies pour les coureurs du Tour de France mais pour le moment la route est fermée. Je devrais donc revenir dans quatre ans pour la prochaine édition si je veux en profiter.

Bien entendu la descente retour sur Asson se fait sans aucune difficulté et c'est à mon tour d'encourager mes compagnons de randonnée que je croise. Arrivé en fin d'après midi au contrôle, je savoure des manchons de canard, je les ai bien mérités.

Maintenant j'ai la pêche et roule les quelques bosses jusque Louvie-Juzons sans soucis. À partir de là c'est une grande descente douce de plusieurs dizaines de kilomètres, le pied. Je passe juste derrière un gros nuage de pluie isolé. Devant moi le soleil descend tranquillement sur l'horizon et peu après la nuit tombée j'arrive à Sauveterre-de-Béarn, kilomètre 725. Sur l'écran de télévision je vois les Champs-Élysées envahis de monde.

Leçon apprise sur l'étape précédente, après un solide dîner je profite là aussi d'un bon sommeil de quatre heures.

Mercredi, troisième jour

Quand je me lève, il n'y a plus rien pour le petit déjeuner. Il faudra que je trouve à manger en route car le prochain contrôle est dans 90 kilomètres. Pour le moment tout est fermé, il n'y a qu'à rouler. On est dans le Pays Basque, le relief recommence à être joueur. La route est nickel et à cette heure ci il y a très peu de circulation. En passant à Hasparren je regarde bien autour moi voir si Benoit et Géraldine ont eu le courage de se lever pour faire un petit coucou. Mais il n'est pas encore 6h du matin et il fait encore nuit. Alors je ne peux pas leur en vouloir de préférer profiter de leurs vacances et dormir à cette heures où seuls quelques doux allumés sont sur la route.

À 7h, juste avant d'arriver à Saint-Pée-sur-Nivelle, le jour s'est levé et j'aperçois une épicerie ouverte avec des tables en terrasse sur le bord de la route. Je m'y arrête pour un café, un gâteau basque et une chocolatine. D'autres randonneurs y sont déjà installés. Et c'est reparti vers Hendaye.

Pendant une dizaine de kilomètres le parcours recoupe celui du retour et je croise des randonneurs qui eux reviennent d'Hendaye. Maintenant qu'il fait grand jour, la circulation devient franchement chargée, les véhicules roulent vites. Si le paysage est franchement beau et la route bonne, cette pression constante rend cette partie du parcours assez désagréable. Arrivé au contrôle, je ne traine pas : il ne servent pas de repas. Dans ma précipitation j'oublie mes bidons au contrôle. Demi tour pour aller les chercher. Heureusement que je m'en suis aperçu rapidement.

Cette fois on longe la côte jusqu'à Saint-Jean-de-Luz. Parcours côtier très beau mais toujours une circulation automobile très importante. Encore un peu de relief et j'arrive à Saint-Pierre-d'Irube. Et là, suprise ! Je vois Benoit et Géraldine qui m'accueillent avec des grands sourires. C'est super, ils sont venus me faire coucou. Pendant que je pointe et que je mange on discute. Je leur raconte un peu la route, eux leurs vacances. Allez, quelques photos avant que je ne reprenne la route.

Ça commence par la piste cyclable au bord de l'Adour, très agréable. Mais la rive droite de Bayonne nous emmène sur des grosses routes à *très* forte circulation. C'est assez infernal. Et ça durera pendant plusieurs kilomètres. Ça n'est qu'une dizaine de kilomètres plus loin, à Labenne, qu'on quitte cette grosse route pour rouler dans un cadre plus appaisé.

On sent bien que c'est les vacances estivales, beaucoups de touristes. Et bientôt on emprunte la fameuse piste cyclable des Landes. La difficulté c'est bien entendu le vent de face et le soleil. D'ailleur arrivé à Léon je m'arrête dans une boulangerie et pour mon gouter je me prend une salade de pâtes et une glace. Et c'est reparti pour du soleil, du vent et des lignes droites dans les forêts de pins… Ou sans pins. Je finis par arriver au contrôle de Mimizan. Là, sous une grande tente bien aéré je me pose un peu et mange. Il faut bien ça : le prochain contrôle où je peux espérer manger est dans 100 kilomètres.

La route jusqu'au Muret est particulièrement morne et monotone. Tout comme la ville. Je tamponne à l'hôtel. Là Christophe me rejoint. On roulera ensemble jusqu'à Andernos. La piste cyclable au nord du bassin d'Arcachon est assez délicate. Si c'est bien agréable de circuler hors de la circulation motorisée, les STOP à chaque intersection sont usants. Et la nuit nombreux sont les usagers qui mal voir pas du tout éclairés. Arrivé à Andernos à 23h, kilomètre 1 065, l'ambiance est chaude ici. Comme je commence à avoir l'habitude, je dine et pars pour dormir quatre heures. Mais après trois heures je suis réveillé et n'arrive plus à m'endormir.

Jeudi, quatrième jour

Ça ne sert à rien de se retourner sur le matelas, je m'habille et je repars. La route est plutôt facile et à Lacanau-Océan j'avise un hôtel pour faire tamponner mon carnet de route. Le réceptionniste est particulièrement sympathique. Il m'offre un café et on discute cinq minutes. Il habite à Bordeaux et travaille à Paris. Autant dire que la ligne TGV en deux heures lui a changé la vie.

Je repars entre les pins et les dunes. On emprunte une route fermée aux automobiles. Le jour se lève. Ça fait toujours partie des moments agréables. Surtout comme ça, au milieu de la forêt de pins.

Dernier contrôle avant l'arrivée, Lesparre-Médoc. Ça commence à sentir l'écurie, je mange tranquillement mon plateau repas. Je suis dans les temps, ça va passer confortablement.

Même si les jambes sont fatiguées, j'arrive à soutenir un rythme correct sur la dernière soixantaine de kilomètres jusqu'à Saint-Médard-en-Jalles. C'est à 11h30 que j'arrive au bout de la Ronde Aliénor d'Aquitaine, après près de 88 heures de route.

C'était un superbe parcours avec bien entendu le petit regret de ne pas être passé par le col d'Aubisque. Toute l'organisation était hyper sympathique. Aussi bien l'équipe des RAA que tous les clubs mobilisés pour les points de contrôles. Merci d'avoir pris soins de nous.

Notes diverses

Délais

Tout au long du parcours j'étais proche de la limite de temps. Ça n'est pas réellement un problème à partir du moment où je l'accepte. Il n'aurait pas été sage de forcer plus pour essayer de gagner de la marge : je sens que j'étais relativement limite en terme de sommeil. Et j'ai déjà appris qu'il ne faillait pas rigoler avec ça.

Électricité

Côté autonomie électrique je commence enfin à arriver à quelque chose de potable. Pour rappel, je dois alimenter :

• un feu arrière,
• un phare avant,
• un GPS Garmin Edge 820,
• un ordiphone.

Pour le feu arrière, cette fois ci j'avais un *Blackburn Local 10*. Il a tenu sans problème avec 4 batteries AA de 2 100 mAh. Vu que je ne roulais pas toute la nuit, peut-être aurait-il tenu avec seulement 2 batteries, mais je n'ai pas voulu tenter le diable.

Mais le gros de la consommation électrique c'est les trois autres points. Afin d'optimiser le poids et l'encombrement j'ai opté, tant que possible pour des équipements alimentés par des batteries Li-ion de type 18650. Ce type de batteries se trouve aujourd'hui facilement dans le commerce grace aux vapoteurs. Je n'ai pas trouvé ni GPS ni ordiphone qui fonctionne avec ce type de batterie. En revanche j'ai un phare Fenix BC21R et une batterie externe Soshine E3S (power bank) qui eux fonctionnent avec. Le tout couplé avec un chargeur USB deux ports (Ugreen CD104).

J'ai fonctionné avec 7 batteries 3 000 mAh. Mais je pense que j'aurais pu fonctionner avec seulement 6.

Je note avec tristesse que Fenix semble prendre la même voie que les autres fabricants : leur dernier phare le BC25R fonctionne désormais avec une batterie intégrée.

Expérience randonnée connecté

Pour ce brevet j'avais décidé d'envoyer des messages courts agrémentés d'images sur un réseau social fédéré. On pouvait suivre ça sur mon compte https://framapiaf.org/@kmk/with_replies ou avec https://framapiaf.org/tags/raa. C'est sympa et ça a sucité quelques commentaires. Mais c'est autant de temps perdu à chaque contrôle qui vient s'ajouter.
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veloblan
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Mar 17 Juil - 13:03

Bravo Kim, un régal ton récit  cheers cheers
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Mar 17 Juil - 14:19

veloblan a écrit:
Bravo Kim, un régal ton récit  cheers cheers
Ça fait envie hein! Twisted Evil
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Mar 17 Juil - 19:10

Bravo Kim, Très beau récit (et belle RAA évidemment) !!!

Ca ne te dit pas de passer au moyeu dynamo? Ca permet quand-même une autonomie intéressante (même si elle n'est pas totale en ce qui me concerne)
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kmkaplan
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Mer 18 Juil - 13:09

Si, à chaque fois je me dit qu'il faut que je m'y mette. Puis l'investissement et le travail à faire font que je remet ça à plus' tard en permanence.
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Sev
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   Mer 18 Juil - 15:35

Bravo Kim minh et merci pour ton CR. Pour ma part, je suis toujours en gestation. Je n'ai toujours pas atterri et suis bien incapable de poser des mots sur ce que nous avons vécu I love you
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MessageSujet: Re: BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018   

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BRM 1200 : Ronde Aliénor d'Aquitaine en Juillet 2018
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