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 Gestion du 600 km

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CyrilR
Cuisse de grenouille
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MessageSujet: Gestion du 600 km   Jeu 24 Mai - 15:19

Bonjour à tous,
Lors d'un 600km, faites-vous une pause pour dormir ou faites-vous le d'une traite ?
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papou
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Jeu 24 Mai - 17:14

CyrilR a écrit:
Bonjour à tous,
Lors d'un 600km, faites-vous une pause pour dormir ou faites-vous le d'une traite ?
Y a pas de règle, c'est selon ... le cyclo. Twisted Evil
Pour ma part, les premiers 600 je faisais une pause "dodo" mais maintenant plus de pause, ça se fait d'une traite  cheers
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Paddy
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Jeu 24 Mai - 21:13

CyrilR a écrit:
Bonjour à tous,
Lors d'un 600km, faites-vous une pause pour dormir ou faites-vous le d'une traite ?
Bonjour à tous,
Il y a une règle : finir dans  les délais et en bon état.
Ensuite vient le but faire un temps, autre...
Ce week-end je vais faire le 600 de Guipavas à côté de Brest, pas question d'y aller d'une seule traite, j'en suis capable mais je veux finir frais car le 8 juin il y a la BTR.
Donc finir cool valider le brevet pour la pre inscription du PBP sans fatigue. Et arrêt à l'hôtel pour la nuit déjà réservé. 
Sur une diagonale je ne réserve rien, alors réserver pour un 600 ! C'est du "tour operator"

Bonne route à tous
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Egareg
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Ven 25 Mai - 12:29

Du coup, tu as réservé au milieu du parcours pour faire 2x300 ou tu prévois plutôt 350+250, voire 400+200 ?
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Paddy
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Ven 25 Mai - 18:47

Egareg a écrit:
Du coup, tu as réservé au milieu du parcours pour faire 2x300 ou tu prévois plutôt 350+250, voire 400+200 ?
Bonjour à tous,
La BTR. Étape 1 et 2 environ 370 km d'une traite.
Le 600 de ce WE me permet de mettre cette distance dans les pattes.
Donc faire une "grosse" journée, un vrai arrêt pas un stop  de 3 heures,  reprise vers 6h du matin  pour finir en milieu de l'AM.
Le tout sans forcer.

Bonne route à tous
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julbute
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Ven 25 Mai - 20:44

moi je vais faire le 600 Orchies le 02/06 et la nuit est réservée pour dodo hotel 5 à 6h selon et étape à325km
j'ai deja fait d'une traite plusieurs fois mais je suis fracassé pendant 2 à 3 jours c'est vrai qu'apres 60ans la recup est ^plus longue
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veloblan
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Sam 26 Mai - 7:01

julbute a écrit:
moi je vais faire le 600 Orchies le 02/06 et la nuit est réservée pour dodo hotel 5 à 6h selon et étape à325km
j'ai deja fait d'une traite plusieurs fois mais je suis fracassé pendant 2 à 3 jours c'est vrai qu'apres 60ans la recup est ^plus longue
Et tu as bien raison, de plus le délai le permet  Very Happy
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sccber
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Sam 26 Mai - 23:11

Je n'ai jamais dormi sur un BRM 600, ni même sur mes deux Super Randonnées de distance équivalente. J'ai même fais deux PBP en deux étapes de 600 (en dormant exclusivement à Brest 6 et 7 h). Donc, je gère bien.
Sur mon premier 400, vrai néophyte je n'ai pas envisagé quoi que soit, et je n'ai pas dormi. Le 600 suivant, j'ai fait de même sans problème particulier : dire à quel point j'étais innocent, mon pote avec qui j'étais parti s'endormait sur son vélo, et je trouvais ça bizarre Very Happy
Donc, je continu puisque je le peux - c'est plus simple et économique, bien dans l'esprit d'autonomie que je préfère.
Et pour conclure, je ne fini pas fracassé, comme quoi une fois de plus cela vérifie que dans le domaine du sommeil les a-priori n'ont pas à intervenir : il faut apprendre par soi-même quels sont ses besoins et ses limites. De toute façon, je le répète, quiconque fait partie des très nombreux français en déficit - reconnu ou pas - permanent de sommeil (cf. les autorités médicales) ne doivent pas s'attendre à avoir de bonnes capacités de résistance au manque de sommeil : tenir correctement sans dormir n'est pas l'apanage des petits dormeurs, moi je dors naturellement en moyenne sur la semaine 7 h 30 ( et plutôt 8 h en période de gros travail sportif). Et depuis des décennies j'ai l'habitude en hiver de skier intensément une journée ou deux chaque semaine avec 2 ou 3 h de sommeil, ma foi sans conséquence sur la forme.
Dernière précision je ne dors pas mais je ne recherche jamais de faire " un temps " sur un 600, finir dans les délais me suffit. Et je trouve que ce n'est pas une bonne façon de progresser - ou pour les vieux de ne pas trop perdre - que de forcer en longue distance. Au contraire, les spécialistes considèrent actuellement que rouler longtemps à faible vitesse apporte des avantages spécifiques, l'augmentation du nombre de mitochondries par cellule musculaire, gage d'une meilleure endurance musculaire. Mais rouler avec de l'intensité ne l'augmente pas : l'intensité, à réserver aux séances courtes (ou aux compétitions pour ceux qui aiment ça).
https://www.facebook.com/alain.roche.50/posts/10211545710017944
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veloblan
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Dim 27 Mai - 11:58

Dormir ou pas sur un 600, ca dépend, je peux faire 700 d'une traite ( PBP 2011) et il m'arrive d'avoir sommeil sur un 400  Very Happy, nous sommes tous différend.
Alain Roche ok, mais il vend sa cantine lui  Very Happy Je ne tiens jamais compte des conseils, je fais aux sensations.
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Dim 27 Mai - 19:38

veloblan a écrit:
Dormir ou pas sur un 600, ca dépend, je peux faire 700 d'une traite ( PBP 2011) et il m'arrive d'avoir sommeil sur un 400  Very Happy, nous sommes tous différend.
Alain Roche ok, mais il vend sa cantine lui  Very Happy Je ne tiens jamais compte des conseils, je fais aux sensations.
Il vend peut-être " sa cantine " mais ses articles sur l'entraînement sont parmi les meilleurs disponibles, car toujours étayés par des liens vers les articles scientifiques les plus récents et crédibles dont il vient de nous fournir un résumé digeste. En plus c'est aussi un homme de terrain et lui même sportif (il court et skie avec des prothèses de genoux). Comme ses produits sont bons (produits énergétiques artisanaux bio à 1000 lieux des poudres de perlinpinpin industrielles qui tiennent le marché et coaching) et que nul n'est obligé de les acheter je ne vois pas où serait le problème. Je reconnais qu'on peut se dispenser de lire ceux qui permettent aux compétiteurs d'être plus performants, mais savoir qu'on améliore son endurance musculaire dans la durée, on faisant des sorties longue à basse intensité mais que cela ne l'améliore pas à plus forte intensité, est utile et contre-intuitif (la haute et moyenne intensité sur des durées différentes apportent d'autres choses utiles) : je ne vois pas comment la sensation (être à l'aise à une allure ou à moment donné) peut permettre de comprendre ce qui se passe à l'intérieur du muscle, comment tel ou tel type d'activité va produire en différé tel ou tel résultat (plus fort, plus résistant ou au contraire plus fragile).
Les sensations c'est bien, la nature les à créés pour la survie : mais avant d'avoir étudié scientifiquement le comportement physique des êtres vivants les seules améliorations étaient basées sur l'empirisme et la sélection naturelle (les plus faibles ne survivaient pas) : cela reste un peu insuffisant, les sensations de malaise auraient-elles permises de découvrir les microbes ? 
Plus précisément, sur le vélo si un cycliste a la chance d'avoir un bon potentiel et d'avoir évité par sagesse la plupart des problèmes sans donc chercher à approcher ses limites, effectivement les sensations lui permettent de continuer à bien rouler. Mais j'ai quant même des doutes, la plupart de ceux qui se targuent de ne rouler qu'à la sensation ont certainement intégré aussi le savoir diffus du milieu cycliste et d'avoir intelligemment choisi les meilleures pratiques... Alors, tant qu'à faire pourquoi ne pas se servir du meilleur des connaissances ? Il y a encore soixante ans on ignorait qu'une partie de ce qu'on attribuait au vieillissement inéluctable (perte de masse osseuse et musculaire due à la diminution d'activité hormonale) était pour une grande partie dû au ralentissement puis à l'arrêt de l'activité physique : on confondait la cause et la conséquence (d'où les " vieux " cyclistes qui arrêtent l'intensité et la musculation) : personnellement j'ai des jambes nettement plus fortes à - presque Very Happy - 70 ans qu'à 20 ans, et aussi un cœur plus lent...
Mais quand il arrive que l'on ai de mauvaises sensations, à un moment ou un autre il est intelligent de faire appel à la masse de connaissances que l'on a acquise depuis que les hommes font de l'exercice physique, non ? J'ai un pote qui passe son temps à avoir des hypoglycémies réactionnelles et qui refuse d'écouter le moindre. conseil, je trouve ça désolant (évidemment ça fait longtemps que je le laisse par courtoisie  avec ses problèmes, je ne suis pas son coach, je n'ai d'ailleurs pas la prétention d'en avoir la capacité).
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veloblan
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Dim 27 Mai - 20:08

Je voudrais pas te fâcher mais je m'en fous de tout ces trucs ( j'ai acheté de sa poudre, j'en ai encore une boite périmée que j'ai pas du tout aimé)
Je pédale par plaisir et jamais je n'ai été tenté de m'améliorer, parfois je mange ( ma rando dans le Cantal avec 3 potes en début de semaine, resto midi et soir et apéro) retour sans manger seul  Very Happy
Vive la retraite  lol!
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Paddy
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Dim 27 Mai - 20:38

Bonjour à tous 
Un élément supplémentaire à prendre en compte 
Le temps de récupération après ce 600.
Alors ceux qui dorment ou pas ce n'est même pas la question.

Bonne route à tous.
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Lun 28 Mai - 0:13

veloblan a écrit:
Je voudrais pas te fâcher mais je m'en fous de tout ces trucs ( j'ai acheté de sa poudre, j'en ai encore une boite périmée que j'ai pas du tout aimé)
Je pédale par plaisir et jamais je n'ai été tenté de m'améliorer, parfois je mange ( ma rando dans le Cantal avec 3 potes en début de semaine, resto midi et soir et apéro) retour sans manger seul  Very Happy
Vive la retraite  lol!
Je sais que tu t'en fout (haha) cela fait longtemps que tu le dis (hihi)...
Pourquoi voudrais-tu que je me fâche, chacun vit sa vie de cycliste comme il l'entend... Même les pros, c'est tout dire, je m'en fout, je n'interviens pas sauf quand on veut nous prendre pour des cons.
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sccber
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Lun 28 Mai - 0:53

Paddy a écrit:
Bonjour à tous 
Un élément supplémentaire à prendre en compte 
Le temps de récupération après ce 600.
Alors ceux qui dorment ou pas ce n'est même pas la question.

Bonne route à tous.
Le temps de récupération est bien sûr une donnée pour tout effort physique (et même intellectuel), un 600 ne déroge donc pas à la règle, et est aussi fonction de plusieurs paramètres : intensité relative, difficulté globale de l'épreuve et surtout solidité du cycliste (âge, état physique, ancienneté ou mode d'entraînement, etc. ).
Un brevet de 600 tel que personnellement je le fais ne me demande pas énormément de temps, j'y reviendrais.
Mais du seul point de vue sommeil, comme je ne dors pas, c'est d'abord,  contrairement à ce que tu écris, pour moi bien sûr la question, car c'est un paramètre à lui tout seul, indépendamment du travail sur le vélo. 
Pour m'expliquer, je me souviens il y a longtemps j'étais organisateur bénévole d'un cycle de concerts dans le cadre de mon association de diplômés du conservatoire, et j'avais assumé quasiment tout seul tout le côté matériel, tant du côté réception hébergement restauration des participants - amateurs et professionels - que du côté organisation de la sonorisation diffusion de la salle, et j'avais passé trois jours sans dormir : et bien, la première nuit suivante j'ai dormi dix-huit heures d'affilée. La récupération du manque de sommeil est impérative et impérieuse, même avec des efforts physiques réduits. Ce n'est donc pas la même chose sur ce point de récupérer un 600 sans dormir et un 600 avec une nuit complète à l'hôtel.
Le sommeil après un 600 sans dormir je le récupère naturellement en trois jours où je dors longtemps (pas d'obligation d'aucune sorte, c'est facile, il suffit d'attendre le réveil, le corps décide tout seul, quand la durée de ma nuit redevient habituelle je sais que j'ai récupéré à 100 %) Very Happy
Au niveau musculaire, en général pas de courbatures - rien à voir en course à pieds avec un marathon ou un Marvejols-Mende - tout au plus des jambes lourdes : je reprend le vélo quand l'envie revient, au bout de quelques jours, c'est variable. Il m'est arrivé de reprendre un peu plus tôt sur les sollicitations d'un pote pas trop affûté, et ça passe bien, même si je sens mes jambes un peu fatiguées... Là aussi, rien à voir d'avec la course à pieds, où j'arrivais à risquer la crampe en marchant tranquillement un troisième jour après une grosse épreuve.
Bien sûr, je ne suis pas un compétiteur... Je considère un 600 réussi si je ne fini pas épuisé, minable, exténué.
Et vous, vous récupérez comment ?


Dernière édition par sccber le Lun 28 Mai - 17:32, édité 1 fois
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Paddy
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Lun 28 Mai - 8:05

Bonjour à tous 
Dans la récupération j'y mets bien plus que les quelques nuits de sommeil pour récupérer et ne plus avoir mal aux muscles.
Le sujet est la gestion d'un 600, et j'ai commencé par écrire qu'il fallait arriver dans les délais et en état. 
Ma gestion de l'épreuve prend ces conditions des le premier km.
Avoir 5 ou 10 heures de marge à l'arrivée, très bien mais si c'est avec une tendinite, c'est un exemple,  blessure que certains traînent des mois, il y a beaucoup à redire sur la gestion.

La gestion prend en compte le ravitaillement, un minimum d'autonomie pour éviter de chasser le bar épicerie surtout le WE ! 
L'habillement, le kit de réparation un peu plus conséquent que pour la sur sortie dominicale....
L'éclairage avec ses piles de rechange si besoin...

Bonne route à tous
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bubu14
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Lun 28 Mai - 9:03

Qui dit gestion d'un 600, dit d'abord gestion de l'allure. Tu roules sur un mode endurance et tu rentres dans ta bulle. Je veux dire par là que je débranche tout et que je programme 600 dans le cerveau. C'est le programme du jour (et d'une partie du jour du suivant) et je ne m'arrête que je franchis l'arrivée. Je minimise les arrêts sommeil, sauf s'ils s'avèrent impératifs. Mais ils se limitent à une ou deux micro-siestes toujours suffisantes pour relancer la machine après une vingtaine de minutes.
         La récup s'effectue durant la semaine suivante en sachant donner du temps à l'organisme pour repartir avec de la fraîcheur et surtout de l'envie. Cette dernière est toujours un excellent baromètre.
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lmvv
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Lun 28 Mai - 9:56

bubu14 a écrit:
Qui dit gestion d'un 600, dit d'abord gestion de l'allure. Tu roules sur un mode endurance et tu rentres dans ta bulle. Je veux dire par là que je débranche tout et que je programme 600 dans le cerveau. C'est le programme du jour (et d'une partie du jour du suivant) et je ne m'arrête que je franchis l'arrivée. Je minimise les arrêts sommeil, sauf s'ils s'avèrent impératifs. Mais ils se limitent à une ou deux micro-siestes toujours suffisantes pour relancer la machine après une vingtaine de minutes.
         La récup s'effectue durant la semaine suivante en sachant donner du temps à l'organisme pour repartir avec de la fraîcheur et surtout de l'envie. Cette dernière est toujours un excellent baromètre.
Tout à fait d'accord avec bubu 14. Jusqu'en 2015, avec ma femme, nous ne dormions jamais au cours d'un 600. Et puis, c'était une bonne école pour tester sa résistance au sommeil et l'entretenir. Désormais, avec l'âge et la baisse inexorable des performances, il est plus confortable de dormir surtout que le chrono m'importe peu désormais.
Lors des PBP, je suis toujours surpris que pas mal de gens soient obligés de dormir la première nuit. Quand c'est "à la sauvette", cela peut se comprendre, mais plusieurs heures ? Ensuite, il devient très difficile aux "lents" de réussir leur PBP car ils se retrouvent avec 4 nuits sur la route et bien sûr, avancent de moins en moins vite avec la fatigue.
Nous partions toujours à 5 heures du matin et en général, nous rattrapions les derniers cyclos partis 9 heures avant nous dès Fresnay-sur-Sarthe (environ 200 km). Comment vouliez-vous qu'ils finissent dans les délais ???
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sccber
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Lun 28 Mai - 18:17

Paddy a écrit:
Bonjour à tous 
Dans la récupération j'y mets bien plus que les quelques nuits de sommeil pour récupérer et ne plus avoir mal aux muscles.
Le sujet est la gestion d'un 600, et j'ai commencé par écrire qu'il fallait arriver dans les délais et en état. 
Ma gestion de l'épreuve prend ces conditions des le premier km.
Avoir 5 ou 10 heures de marge à l'arrivée, très bien mais si c'est avec une tendinite, c'est un exemple,  blessure que certains traînent des mois, il y a beaucoup à redire sur la gestion.

La gestion prend en compte le ravitaillement, un minimum d'autonomie pour éviter de chasser le bar épicerie surtout le WE ! 
L'habillement, le kit de réparation un peu plus conséquent que pour la sur sortie dominicale....
L'éclairage avec ses piles de rechange si besoin...

Bonne route à tous
J'avais bien pris en compte ta philosophie sur un long parcours (finir correctement) et sur ce point je suis comme toi.
Je partage aussi ta façon d'aborder la gestion.
Par contre je n'ai pas entièrement saisi ce que tu voulais dire dans tes deux premières lignes. 
D'abord je n'ai jamais affirmé que les nuits de sommeil servent à ne plus avoir mal musculairement : je me contente de penser qu'elles servent à récupérer le manque de sommeil, la récupération musculaire étant nécessaire même en ayant dormi normalement. 
Cette récupération nécessite idéalement du repos sportif, mais aussi des apports rapides de protéines de bonne qualité, puis un retour éventuel à un travail fluide pour aider à la disparition de l'inflammation locale de la musculature due à l'excercice (en vélo d'endurance on a peu de micro-déchirures, les fameuses courbatures. 
Mais la fatigue, au-delà des muscles et tandons, concerne aussi le système nerveux central et divers marqueurs sanguins par exemple montrent qu'un récupération totale peut mettre bien plus de temps que la simple disparition de douleur et le retour total de la force musculaire : c'est pourquoi j'ai parlé pour moi de reprise quand je retrouve de nouveau l'envie de remonter sur le vélo, ma subjectivité faisant office de feu vert faute d'accès aux marqueurs biologiques sanguins auxquels  les grands professionnels ont accès (hihi).
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Lun 28 Mai - 19:02

lmvv a écrit:
Tout à fait d'accord avec bubu 14. Jusqu'en 2015, avec ma femme, nous ne dormions jamais au cours d'un 600. Et puis, c'était une bonne école pour tester sa résistance au sommeil et l'entretenir. [...]
Lors des PBP, je suis toujours surpris que pas mal de gens soient obligés de dormir la première nuit. [...]
Comment vouliez-vous qu'ils finissent dans les délais ???
Nous sommes donc plusieurs à partager la même vision.
On peut très bien concevoir un 600 comme une épreuve à part entière, et dans ce cas sa gestion dépend principalement de son potentiel, les costauds pouvant au choix dormir au maximum et finir dans les délais comme à l'inverse chercher un temps sans dormir. Pour les autres, aux capacités plus modeste, nécessairement la quantité de sommeil strictement nécessaire - de rien à 3 h heures maximum par exemple pour les plus lents - devra être trouvée peu à peu, si l'on veut minimiser son temps de parcours voire tout simplement finir dans les délais.
Par contre, tous ceux qui considèrent que le 600 est l'étape située entre un 400 et le PBP (ou autre 1 200), la gestion est la principale donnée à prendre en compte, du côté matériel (à ne pas sous-estimer), alimentaire (choix de plus ou moins d'autonomie sur le 1 200) et le sempiternel problème du sommeil.
Personnellement j'aurai même tendance à considérer que c'est cela la spécificité de la longue distance sur BRM et BM (une diagonale, par exemple, permettant d'avantage de liberté avec ses délais un peu moins restreints et du cyclo-camping itinérant plus du tout).
Donc il vaut mieux dans un premier temps que le néophyte sur la longue distance de ce point de vue, tente dès le 400 à ne pas dormir, pour apprendre aussi à passer tranquillement une nuit sur le vélo, puis sur le 600 apprendre ses propres limites : certains se rendront compte que leur sécurité passe par un arrêt pour dormir, plus ou moins vite sur le parcours. D'autres non !
Mais effectivement, il est effectivement utile d'être capable sur le PBP de passer la première nuit sans dormir. On peut aussi apprendre que sur la longue distance on est dans un monde à part - pour moi c'est une partie de sa magie - et donc que l'on peut dormir un peu le jour et ne pas reproduire les trois repas quotidiens habituels (manger peu et souvent disait Vélocio) : j'ai souvent écrit qu'il pouvait être bénéfique comme apprentissage de se défaire des habitudes, même sur les distances courtes qui font nos semaines de roulage les plus nombreuses : partir pour 60, 80 ou 100 bornes à des heures inusitées (celles où l'on devra rouler sur le long), commencer ou finir la nuit sans nécessité autre qu'expérimentale, charger sur du court son vélo comme si l'on partait pour trois jours, etc. À ce compte on se démarque de ses habituels copains de club, on ne cherche pas systématiquement non plus à rouler vite : JP - du douze Cents du MC - disait je crois qu'il s'habituait à son allure de 1 200 sur les BRM plus courts, et c'est je crois une bonne idée, en tous cas bien meilleure que de préparer le PBP en considérant les quatre brevets qualificatifs comme des Cyclosportives.
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Mar 29 Mai - 18:18

Sur les BRM où il nous faut rouler une nuit, je fais une ou deux pause "sieste" pour effacer la sensation de sommeil.
Sur PBP 2015, j'ai fait de même sur la première nuit et les suivantes et cela ne m'a pas empêché de finir largement dans les temps.
A chacun de connaitre ses limites sans risquer l'endormissement sur le vélo comme j'ai déjà pu le constater sur certains cyclos qui essayaient de combattre mais zigzaguait dont 1 est tombé.
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Ven 8 Juin - 21:12

AMHA la vraie raison valide pour dormir sur un 600 c'est la sécurité. Si tu divagues sur le vélo et que tu t'endors et roule à gauche ou dans le bas côté, c'est pas bon, vaut mieux dormir. Quand ma roue se retrouve dans l'herbe je prends ça comme un avertissement sans frais et je dors au plus vite. L'herbe c'est moins dangereux qu'un camion. Pour ce qui est de la récup', du niveau d'intensité etc. je pense qu'on s'en fout, s'arrêter ou continuer c'est je pense très similaire, au final tu feras tes 600 pitons, point c'est tout. L'autre bonne raison pour dormir ça peut être la météo. S'il tombe des hallebardes et fait 6 degrés, et que tu peux te mettre à l'abri pendant quelques heures, c'est peut-être pas bête d'en profiter. Mais s'il fait à peu près beau et que tu es lucide sur ta monture, aucune raison de s'arrêter je pense.

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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Mar 12 Juin - 17:32

Je n'arrive pas à tenir plus de 23-24 heures sans dormir.
Et à partir de 18-19 heures de pédalage je deviens vachement plus lent.
Du coup je ne prévois même pas de rouler un 600 sans dormir.
Un 400 tout juste (je ne roule qu'en montagne, donc j'arrive après 21~24 heures)
Seule différence, avant je me préparais méticuleusement et je savais où j'allais dormir avant le départ, maintenant je m'en fous, je dors quand je pense que c'est le moment. Je tiens juste compte du profil de la randonnée afin de ne pas m'endormir en altitude.
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MessageSujet: Re: Gestion du 600 km   Mar 12 Juin - 19:41

bison couché a écrit:
Je n'arrive pas à tenir plus de 23-24 heures sans dormir.
Et à partir de 18-19 heures de pédalage je deviens vachement plus lent.
Du coup je ne prévois même pas de rouler un 600 sans dormir.
Un 400 tout juste (je ne roule qu'en montagne, donc j'arrive après 21~24 heures)
Seule différence, avant je me préparais méticuleusement et je savais où j'allais dormir avant le départ, maintenant je m'en fous, je dors quand je pense que c'est le moment. Je tiens juste compte du profil de la randonnée afin de ne pas m'endormir en altitude.
Comme moi, je ne prévois rien (sauf rarement pour accompagner un pote qui a prévu un arrêt à l'hôtel), mais j'ai l'avantage de ne dormir qu'à partir du 1 000 km (et sur la plupart de mes 1 200 on peut dormir aux pointages).
Sur le BRM 600 de Grenoble (annulé) Jean-Philippe l'organisateur avait donné la possibilité pour ceux que ça intéresse de pouvoir improviser un arrêt à des hôtels situés sur la trace et accessibles à toute heure avec une CB sans réservation (il donnait deux ou trois adresses)... 
L'altitude : je trouve au contraire que c'est l'endroit idéal pour dormir quand c'est la canicule, parce qu'on y est plus tranquille 😀 J'ai le souvenir d'avoir excellemment dormi assez haut en redescendant d'un col, dans un champs d'herbe haute à 100 m de la route, lors de mon premier Douze cents du MC, idem cette fois derrière une meule de foin lors d'un 1 000 de Ménigoute, etc. 
La précaution à garder en tête c'est d'être caché, car les deux ou trois fois où je l'ai oublié j'ai été réveillé par un bon samaritain s'imaginant qu'un cycliste allongé à côté de son vélo ne pouvait qu'être victime d'un accident (chute ou crise cardiaque) : la dernière fois, je ne voulais que dormir une heure au petit matin et le gars qui m'a aperçu avait déjà appelé les pompiers  affraid 
Le risque d'être dérangé est évidemment moindre si l'on dors dans un abribus (j'ai dû lire quant même le très rare témoignage d'un cycliste réveillé par une tentative de vol de son vélo, tentative d'ailleurs avortée car il avait pris une précaution antivol (je ne me rappelle plus si c'était de dérailler sa chaîne, de mettre sur le plus petit développement ou de bloquer avec un sandow la roue arrière).
Ce qu'il y a de constant c'est que j'aperçois souvent des coins idéaux pour dormir quand je suis encore en pleine forme et que je peux passer des heures à en trouver un à peine possible quand il faut vraiment que je m'arrête dormir. Et puis il est évidemment beaucoup plus facile de repérer le coin idyllique de jour que de nuit : sur un 1 000 ou un 1 200 je n'hésite pas à dormir une heure s'il le faut (en plus d'un ou deux arrêts de trois heures), et cette heure est souvent choisie en rase campagne au plus chaud de la journée, à l'ombre propice d'un arbre ou d'une haie. Par contre, les pires endroits où tenter de dormir - souvent sans succès - je les ai connus quand j'avais la faiblesse de me laisser convaincre par un ou plusieurs compagnons de route, souvent dans des villages, lieux-dits, inconfortables voire carrément sordides (apprenti plein de poussière de charbon, béton à proximité d'un lampadaire) ou brutalement interrompu (par l'allumage automatique de l'arrosage sur la pelouse d'une mairie, menacé par micro interposé dans un sas de banque, hihi). Bref, je préfère la nature Very Happy et la solitude.
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